Cellula| 28.05>31.10.09 | Collège des Bernardins| Paris
[dossier de presse]
L’installation Cellula occupe l’intégralité de l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins. La présence d’un « sur sol » éphémère, situé à plus de trois mètres au-dessus du sol actuel coupe l’espace en deux. Le visiteur est amené à expérimenter physiquement l’espace recomposé par un dessous-dessus.
En entrant dans l'espace d'exposition, le visiteur se trouve face à une forêt de tubes de métal qu’il est invité à traverser en suivant un parcours le conduisant à un escalier situé au fond du bâtiment. Au-dessus, le visiteur se déplace sur un plancher en bois brut surplombant légèrement la rue de Poissy et créant un contact direct avec l’extérieur. Les lustres, installés durant la rénovation du bâtiment, perdent leur fonction laissant seuls 18 câbles suspendus dans l’espace. Une structure lumineuse, posée à fleur de sol et visible de la rue, fonctionne de jour comme de nuit mais entre en action uniquement en l’absence de mouvement : ce signal est au repos lorsque le visiteur se déplace, et se met en action lorsque celui-ci s’immobilise.
À l’extérieur, sur la façade du bâtiment, une forme en néon rouge représente un 18 basculé à 90° sur le côté. Ce néon signale l’accès à l’exposition côté rue. Ce numéro est à consonance géographique pour l’ancienne sacristie puisqu’il s’agit de son numéro dans la rue de Poissy. Il fait aussi écho à l’histoire récente du bâtiment qui pendant 150 ans fut occupée par une caserne de pompiers. Il rappelle que les modes d’occupation d’un espace, loin d’être figés, se succèdent laissant place à "un achèvement temporaire". Il se manifeste dans Cellula par cette "architecture chantier" dont les multiples jeux d’opposition - ouverture/fermeture, intérieur/extérieur, dessous/dessus, obscurité/lumière, mobile/immobile, fini/infini - questionnent la nature du lieu.
/
The installation Cellula completely takes up the former sacristy of Collège des Bernardins. The presence of a temporary upper floor, placed three meters high above the existing floor, divides the space in two. This bottom-up structure leads the viewer to physically experience a recreated space.
Upon entering the former sacristy, the viewer is confronted with a forest of metal tubes that one is invited to cross by following a trail leading to a staircase located at the back of the building. Above, the viewer moves around on a raw wood floorboard slightly overlooking rue de Poissy, thereby creating a direct contact with the outside world. The ceiling lights, installed during the building’s renovation, loose their function and single out 18 cables suspended in the space. A light structure – set slightly above the ground and visible from the street – works night and day but only comes into effect in the absence of motion: the signal is off when the viewer is moving and on when the viewer stays still.
Outside, on the building’s façade, a red-neon shape features the number 18, leaning at 90 degrees. The neon indicates the exhibition's access from the street. It also echoes its recent history since the former sacristy was used as fire station for 150 years. It is a reminder that modes of space occupation are not fixed but come in succession, thereby giving way to a "temporary completion". It manifests itself within Cellula through a "worksite architecture", which multiple dichotomies challenge the nature of the premises: opening-closing, inside-outside, below-above, darkness--light, mobile-motionless, finite-infinite.
___
|